Sortir des sentiers battus

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Et s’il était possible demain de créer des revêtements à partir de tissages métalliques, de simili cuir de champignon, de plastique de chewinggums recyclés ou encore de carton recyclé avec des fibres de jean… Des matériauthèques, à l’image de MatériO, recensent les matières les plus singulières qui pourraient potentiellement être utilisées pour de nouveaux matériaux. Exemple en images*.

 

MOSAÏQUE DE CORNES ET D’OS, PAR SANDER IRMAOS&CIA
Les plaques sont composées à partir de cornes ou d’os polis. Le matériau brut est à chaque fois
unique. Les cornes sont coupées ouvertes, pressées pour être aplanies puis usinées et travaillées
à la main pour l’obtention du produit final. Les pièces peuvent être laissées brutes ou polies. Les
résidus sont recyclés et généralement utilisés comme engrais.
À noter : les procédés utilisés pour la transformation des produits dérivés des bovins sont en accord
avec les exigences environnementales.

 

RELIEFS TOPOGRAPHIQUES SUR PANNEAUX DE BOIS, PAR NOVUM
Il s’agit de surfaces en bois, contreplaqué ou MDF, sculptées par fraisage et réalisées d’après des
modèles topographiques en 3D (montagnes, reliefs naturels, paysages…). Les plaques révèlent les couches successives de colle et de bois, dessinant des lignes sombres comme celles des cartes topographiques. L’entreprise travail avec de véritables cartographies. Plusieurs effets de surface sont
proposés suivant le type de rendu souhaité, notamment pour les sensations tactiles. L’industriel précise les applications actuelles : mobilier, revêtements durables, décoration. À noter : l’entreprise a utilisé pour un de ses projets, baptisés Moon, les cartes de la Nasa afin de recréer des paysages lunaires.

 

REVÊTEMENT MURAL EN JOURNAUX, PAR WEITZNER LIMITED
Grâce à une ancienne technologie de recyclage des vieux journaux, des bandes de papier journal sont
tissées à la main sur un métier puis plaquées sur un support papier adapté à une application murale.
À noter : le produit peut être utilisé comme alternative tactile à la toile de verre.

 

MOUSSE D’ALUMINIUM ET CRISTAUX DE SEL, PAR ALUPOR
Cette technologie consiste à mélanger de l’aluminium liquide et des grains de sel dans un moule sous vide et sous pression pour obtenir de la mousse d’aluminium. Lorsque la pièce est solide, elle est lavée pour dissoudre le sel encore retenu dans la matière et révéler les pores creusés par les cristaux. En maîtrisant la taille des grains de sel, on peut ainsi obtenir des pores de dimensions différentes selon les besoins, allant d’une mousse très aérée à des perforations extra-fines.
À noter : l’interconnexion des pores les unes aux autres offre une haute perméabilité et une efficacité en termes de filtrage des liquides, des gaz et du bruit.

 

PANNEAU D’AMANDES BROYÉES, PAR DURALMOND
Les plaques sont composées de résine synthétique chargée de coques d’amande broyées. Les coques contiennent de la lignine et de la cellulose apportant à la résine un comportement et des propriétés entre les matières plastiques et le bois. D’après le fabricant, ce matériau est entre autres imperméable à l’eau, résiste aux insectes et a des caractéristiques acoustiques et thermiques. À noter : fabriqués à partir de déchets végétaux et sans aucun déchet solide, liquide ou gazeux lors de sa fabrication, les panneaux sont biodégradables et recyclables.

 

EMAIL DE LAVE, PAR DZEK LIMITED
Les carreaux de porcelaines émaillés à la pierre de feu, inspirés par les volcans et la lave, sont le fruit d’un long travail de recherche. Résultat : un émaillage de cendre de lave sobre et impactant, déclinés en quatre tons et des résultats de surface variables selon les quantités, les tailles de particules et les densités de matières volcaniques incorporées. Les émaux étant appliqués à la main, chaque référence contient des variations subtiles
de couleur et de texture. À noter : convient pour l’intérieur et l’extérieur, pour de l’agencement ou les sols.

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