École : adaptez les revêtements aux contraintes

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© Julia Hasse – Forbo Flooring Systems

Acoustique, résistance, nettoyabilité… Non seulement les critères d’aménagement en milieu scolaire sont toujours d’actualité, mais on en voit en plus apparaître de nouveaux. Désormais, les notions d’esthétique, de signalétique ou de performances environnementales sont évoquées. Des problématiques qui trouvent leurs réponses à travers les revêtements.

Des couleurs chaudes et lumineuses, des panneaux de bois, une signalétique ludique… Le groupe scolaire La Borie d’Arles, à Brioude (34), constitué de deux bâtiments bien distincts, primaire et maternelle, a été entièrement réhabilité et agrandi afin d’abriter de nouvelles salles de classes.

© Julia Hasse – Forbo Flooring Systems

En termes d’impératifs, une seule exigence esthétique de la municipalité, maître d’ouvrage : des teintes gaies et colorées. Pour l’aspect technique, en revanche, la liste étaient plus complexe : sols et panneaux muraux acoustiques, matériaux minimisant au maximum les émissions de COV et respectant évidemment les normes réglementaires de tenue au feu. « Pour la maternelle, où les exigences étaient plus strictes en termes de limitation de COV, nous avons opté pour des sols en linoléum, matériau bio-sourcé, de Forbo Flooring Systems, avec sous-couche acoustique. Pour le primaire, généralement soumis à plus rude épreuve, nous somme rester sur du PVC », précise Orianne Legal, architecte en charge du projet qui ajoute : « Pour les peintures, il était non seulement difficile de trouver la marque assurant zéro émission de COV mais aussi l’entreprise travaillant avec ces gammes. Notre choix s’est porté sur les peintures Bio-Rox ». Elle ajoute enfin que le budget imparti les a forcés à se tourner vers un plafond absorbant traditionnel en laine minéral, mettant ainsi de côté l’aspect bio-sourcé.

PLAFOND
Le plus commun est d’utiliser le même plafond (avec une absorption moyenne d’environ 0,65 w) dans toute la classe. Néanmoins, l’idéal serait de traiter les salles sur le principe du « deux tiers / un tiers » : des dalles réverbérantes sur le tiers près de l’enseignant afin que sa voix soit répercutée sur l’ensemble de la salle ; des matériaux absorbants sur les deux autres tiers occupés par les élèves. Problème : une mise en oeuvre plus complexe et un surcoût financier.

Des choix et des compromis qui sont le lot de chaque établissement scolaire lorsque l’on parle aménagement. De la maternelle au lycée, les revêtements doivent théoriquement répondre à un grand nombre de critères, bien que la réalité soit autre aux vues des contraintes budgétaires, véritables nerfs de la guerre. Trois critères restent incontournables.

L’acoustique : mal géré, il diminue la qualité d’apprentissage des élèves, affecte le comportement des enfants en bas âge en devenant source de tension, d’agitation, ou encore de nervosité. Pour les enseignants, il est synonyme de stress et fatigue. Pour travailler dans de bonnes conditions, les salles de classes ne doivent être ni trop réverbérantes, ni trop absorbantes. Il faut trouver le bon équilibre, c’est-à-dire faire en sorte que la voix du professeur porte suffisamment afin d’être entendue de l’ensemble des élèves sans qu’il ait besoin de forcer et que, parallèlement, le bruit généré par les élèves ne soit pas trop important. Désormais, l’acoustique dans les établissements scolaires est réglementée par l’arrêté du 23 avril 2003. Ce dernier indique dans un premier temps les valeurs à respecter pour l’isolement acoustique. Il détermine par la suite le temps de réverbération à respecter, en fonction de la destination des salles, afin que le son soit dans une tranche moyenne : ni trop sourd, ni trop important.

La résistance des sols : les revêtements de sol installés dans les écoles doivent impérativement respecter le classement Upec, déterminant les caractéristiques en fonction de l’usage, du poinçonnement, de la tenue à l’eau et aux agents chimiques. Le classement sera différent en fonction de la typologie des lieux, qu’il s’agisse d’une salle de classe, d’une zone de circulation ou encore d’une cantine. Le critère de poinçonnement sera par exemple plus important dans une salle de classes où les élèves ont tendance à se balancer sur leur chaise tandis que les sanitaires nécessitent un revêtement parfaitement résistant à l’eau.

La facilité d’entretien. D’une part parce que ce sont des lieux de grand trafic. D’autre part parce que les protocoles de nettoyage ne sont pas toujours respectés. Enfin parce que pour prendre l’exemple des écoles maternelles, les enfants n’hésitent pas à jouer par terre ou à mettre à la bouche un objet préalablement tombé.

© Julia Hasse – Forbo Flooring Systems

NOUVEAU CRITÈRE : LES PERFORMANCES ENVIRONNEMENTALES

Au-delà de ces impératifs, de nouveaux critères ont peu à peu émergé. Si elle est encore loin d’être une priorité, l’esthétique s’impose progressivement. Les murs et les sols se colorent, de préférence avec des teintes toniques pour stimuler les élèves de maternelle, plus pastel pour les classes de primaires afin de favoriser la concentration. L’importance de la signalétique, qui n’est plus à prouver pour le bon fonctionnement des écoles, se généralise, parfois très sobrement, parfois via des jeux d’incrustation rendu possible grâce aux technologies récentes.

Nouveau critère, imposé par la mairie de Brioude et par les parents d’élèves dans l’école La Borie d’Arles, mais de manière générale encore très dépendante du budget : les performances environnementales, et notamment la limitation des COV. « La qualité de l’air et l’aspect environnemental est un sujet qui évolue doucement, explique Oriane Legal. Néanmoins, c’est un critère qui doit être pris en compte dès le début du projet et être complètement assumé et voulu par le maître d’ouvrage. Cela représente souvent un surcoût, parfois tout à fait surmontable, mais qui freinera n’importe quel décisionnaire s’il n’en est pas à l’origine. »

© Julia Hasse – Forbo Flooring Systems

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