La dalle de moquette, atout phare de nos bureaux

Balsan.jpg

© Balsan

82 %*. C’est la part que représentent les bureaux dans le marché des dalles de sol textile. Des produits qui résistent, contrairement aux moquettes en lés, grâce à un secteur de l’immobilier de bureau dynamique ces dernières années. Grâce, aussi, à un travail constant des industriels sur trois axes de travail : l’acoustique, l’esthétique et l’environnement.

ACOUSTIQUE ET ESTHÉTIQUE, CRITÈRES N°1
L’acoustique est sans aucun doute le plus grand avantage des sols textiles. Une performance évidente depuis les premières moquettes mais d’autant plus marquée depuis que les industriels utilisent des sous-couches acoustiques permettant de passer, pour certaines références, d’environ 25 dB à des corrections entre 30 et 37 dB. Concernant l’esthétique, les techniques d’impression numérique développées depuis plusieurs années ont décuplé les possibilités créatives mises à la disposition des concepteurs. À l’éventail chromatique et graphique s’ajoutent et se combinent toutes les variétés de structures de surface qui confèrent au sol une dimension architecturale.

L’ARGUMENT ENVIRONNEMENTAL
Analyse du cycle de vie, Cradle to Cradle, économie circulaire, recyclage, poids carbone neutre, voire négatif, les industriels de la moquette ont dû apporter des réponses aux défis posés en matière d’écologie. Les initiatives se multiplient pour réduire l’impact de l’activité et des produits sur l’environnement. Cela passe par l’emploi de fibres recyclées, la réduction de la quantité de fibres utilisées, des bio-matériaux pour la fabrication des moquettes et des sous-couches ou la valorisation de produits en fin de vie comme l’utilisation de filets de pêche usagés. On a ainsi découvert la première dalle de moquette à impact carbone négatif cette année (voir page 6).

À noter
La moquette était à l’origine une étoffe décorative à trame et chaîne en fil mais veloutée de laine. Appelée au XVIIe siècle moucade ou mocade, elle a désigné par la suite des tapis cloués au sol recouvrant l’ensemble de la pièce. Les matières premières se sont peu à peu diversifiées, se déclinant, outre la laine, en coton, soie ou encore fibre synthétique.

COULEUR ET MATIÈRE
Pour conserver – ou retrouver – sa place dans le cœur des architectes, les industriels ont compris que la moquette devait sortir des sentiers battus. Désormais, les gammes octroient davantage de place à la couleur dans des environnements tertiaires où le fonctionnel induit souvent beaucoup de conformisme. Sans tomber dans l’excès, les tonalités sont plus marquées, propres à animer les sols tout en respectant une sobriété de bon aloi. Les coloris et dessins peuvent être réalisés à la demande. Par le jeu des structures de surface obtenues en combinant velours rasé et velours bouclé, hauteurs différentes de velours, variations des grosseurs de boucles, la moquette peut s’exprimer en 3D et créer du relief

LA NATURE DANS NOS SOLS
Le rapport à la nature et le lien qui la lierait à l’être humain sont les grandes tendances de ce début de siècle pour les sols textile, et notamment dans le tertiaire. Il s’agit de la « biophilie » qui affirme que l’homme a un besoin constant de connexion avec la nature. Depuis quelque temps, elle est reconnue comme un facteur-clé de la conception des espaces de travail. Se fondant sur ce concept, le design s’efforce de rétablir ce contact dans l’environnement de travail, de façon symbolique, en imitant les milieux naturels. Cela se traduit notamment par l’emploi de motifs et de teintes imitant le caractère aléatoire et la variété de la nature et se traduisant dans la texture visuelle et tactile.

* Marché des revêtements de sol intérieur en France, une étude MSI Reports, septembre 2019

Pour la photo, ci possible cadrer de manière à ce que l’on ne voit pas le type sur la gauche (ce qui importe c’est le sol)

Partagez cet article