Le tapis d’entrée, « garde du corps » des sols intérieurs

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© Forbo Flooring Systems

Protéger les accès en espaces publics

Protéger la qualité et la durabilité des revêtements de sols intérieurs est l’objectif premier des tapis d’entrée. La performance technique contre les salissures doit s’accompagner d’une conformité aux exigences d’accessibilité imposées aux établissements recevant du public.

Un revêtement de sol soumis à l’encrassement perd rapidement son aspect initial mais également ses qualités fonctionnelles. Les bâtiments du tertiaire, en particulier les locaux commerciaux et les espaces de bureaux, et généralement tous les établissements recevant du public, se doivent de transmettre une image valorisante de leur activité. Celle-ci se traduit de prime abord dans l’aménagement où la qualité esthétique et fonctionnelle des sols a un rôle important par son impact visuel. Un entretien adapté est essentiel pour la pérennité du revêtement mais cet entretien sera moindre et plus facile si, dès l’amont, une protection efficace réduit les causes de salissure et de dégradation.

Le premier facteur d’encrassement du sol est l’apport de poussières, de particules solides, de souillures humides et de matières adhérentes en provenance de l’extérieur et véhiculées par les semelles de chaussures. Plus faciles à nettoyer que des salissures humides, les particules solides ont des arêtes abrasives qui vont endommager la surface du revêtement, qu’il soit souple ou dur. Les systèmes de protection devront donc tenir compte de la diversité des agents salissants.

Des barrières stratégiques

La mise en place de « barrières » antisalissure aux accès et zones de passages de l’extérieur vers l’intérieur est déterminante pour la bonne tenue du revêtement. C’est également un facteur d’économie sur les coûts d’entretien ultérieurs. Pour être efficace, les surfaces de protection seront installées aux entrées sur rue et sur les zones recevant un apport extérieur ou communiquant avec un emplacement à risques : accès parking, ascenseur, distributeur de boissons, cafétéria. Outre son emplacement stratégique, l’efficacité de la protection est directement liée à l’importance de sa surface : elle doit pouvoir enregistrer un minimum de quatre pas. Une longueur de 4 m peut capter jusqu’à 90 % des apports extérieurs. Il convient également qu’elle ait une emprise sur toute la largeur de la zone d’accès afin de s’imposer au passant qui subira l’opération de nettoyage sans même en avoir conscience. Enfin, ces tapis de protection doivent eux-mêmes être entretenus régulièrement sous peine de devenir à leur tour des réservoirs à salissures.

Pour être efficace, le tapis de propreté doit enregistrer un minimum de quatre pas et couvrir toute la largeur de l’accès. © Geggus

Des solutions appropriées

Pour traiter la  protection des accès dans les espaces publics, prescripteurs et maîtres d’ouvrages ont à leur disposition deux grandes familles de produits, soit rigides, soit souples. Les tapis de propreté rigides sont formés de profilés métalliques dans lesquels sont insérées des bandes de revêtements de différentes natures. D’une part, des éléments en caoutchouc ou PVC, parfois sous forme de brosses, vont capter les salissures sèches les plus grossières et les évacuer dans un bac de récupération placé en sous face. D’autre part, des bandes textiles, en fibres à gros denier, sont là pour absorber les salissures fines et humides. Ces tapis rigides sont installés dans des fosses à l’extérieur du bâtiment ou dans le sas d’entrée. Les industriels spécialistes de ce type de produits proposent des références enroulables qui facilitent l’entretien et la récupération ultérieure des salissures.

Les versions enroulables facilitent l’entretien ultérieur. © Sols Murs Plafonds

L’autre famille de barrières de protection, destinées aux espaces intérieurs, immédiatement après l’entrée ou dans les zones à risques (couloirs de circulation, distributeur de boissons), consiste en tapis ou moquette dont les fibres, par leur structure et leur composition, ont un pouvoir grattant et absorbant qui retient les salissures, lesquelles seront plus facilement éliminées par le protocole d’entretien qui reste indispensable.

 

Respecter l’accessibilité

Préserver la propreté des locaux tout en évitant la détérioration des sols intérieurs ne doit toutefois pas nuire à la facilité de circulation des personnes, comme l’exige la loi. Celle-ci stipule que « les revêtements de sol et les équipements situés sur le sol des cheminements doivent être sûrs et permettre une circulation aisée des personnes handicapées et à mobilité réduite. Les revêtements de sol ne doivent pas créer de gêne visuelle ou sonore pour les personnes ayant une déficience sensorielle ». L’arrêté du 1er août 2006 précise que les tapis fixes, qu’ils soient posés ou encastrés, doivent offrir assez de dureté pour ne pas gêner la progression d’un fauteuil roulant et ne pas créer de ressaut de plus de 2 cm.

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