Comment entretenir et rénover les sols textiles

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© Kärcher

Hôtellerie, restauration ou bureaux, les sols textiles sont fréquents et soumis à de nombreux risques de taches. Afin de les conserver sur le long terme, et ce en bon état, il convient de les entretenir dans les règles de l’art.

Le marché des revêtements de sol intérieurs en France pour 2016 s’élève à environ 200 millions de mètres carrés (source : cabinet d’études MSI Report). L’Union française des tapis et des moquettes (UFTM) publie l’analyse des volumes de revêtements de sols textiles vendus en France, soit pour 2016 un peu plus de 44 millions de mètres carrés intégrant à la fois les moquettes et les tapis. La moquette est le troisième revêtement de sol le plus utilisé, après les sols résilients (lès de polychlorure de vinyle, LVT, linoléum, caoutchouc) et les sols céramiques. La moquette reste donc un revêtement courant qu’il faut entretenir régulièrement afin de préserver sa durée de vie. Les moquettes tuftées et les revêtements aiguilletés représentent plus de 90 % des sols textiles. Il existe bien sur d’autres types de revêtements textiles mais les volumes restent faibles : moquettes tissées, nappées, floquées ou tricotées, moquettes composées de fibres de coco, sisal ou de jonc de mer. D’origine végétale, ces dernières sont très sensibles à l’humidité, un nettoyage à l’eau étant donc à proscrire.

COMPOSITION ET CARACTÉRISTIQUES

Bien identifier le type de revêtement et sa nature est primordial pour éviter toutes détériorations du matériau et ainsi éviter les sinistres lors de leur entretien. Un revêtement textile est constitué d’un velours (ensemble des fibres de la surface d’usage, qui peuvent se présenter coupées et/ou bouclées), d’un sommier lui-même composé d’un support – dans lequel les fibres sont attachées – et d’un dossier (face opposée à la surface d’usage).

Le support est indispensable pour fabriquer une moquette tuftée, puisque c’est dans le support que sont implantées les boucles. Le dossier prolonge la durée de vie d’une moquette et augmente ses qualités d’isolation (phonique et thermique) ainsi que le confort.

 

La connaissance de la nature des composants permet de choisir le type de procédé de rénovation. Le tableau 1 présente les principales compositions possibles des velours, sommier et dossier. Les revêtements de sol textiles sont largement utilisés dans le tertiaire puisqu’ils permettent d’absorber les bruits, notamment ceux liés à la marche. Ils disposent également du classement Upec (usure, poinçonnement, comportement à l’eau et résistance aux taches et agents chimiques) qui permet de valoriser le produit et d’apprécier les caractéristiques, notamment vis-à-vis de l’eau. Le plus souvent, les revêtements textiles ont un classement E1 C0, signifiant que le revêtement peut supporter la présence d’eau occasionnelle (nettoyage humide) et que sa résistance aux taches et agents chimiques est la plus basse. Un revêtement ayant un classement E1 C2 sera donc plus résistance aux taches et agents chimiques. Certains revêtements peuvent être traités antitache. Le velours, par exemple, est alors enrobé d’un film protecteur limitant l’incrustation de la salissure.

TECHNIQUES DE RÉNOVATION

Que ce soit pour l’investissement du client final, la bonne tenue de son activité ou encore d’un point de vue environnemental, la durée de vie des revêtements est un critère important. Pour cela un entretien régulier est indispensable (aspiration, aspiro-brossage, spray moquette ou encapsulation des taches à la poudre…).

Quand cette démarche ne suffit plus, avant de passer à l’étape « changement de sol », il est judicieux de penser à la rénovation des moquettes, via les trois méthodes présentées dans le tableau 2.

Avec la participation de Christophe Leclercq, chargé de projet CTIP Conseil

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