Le DTU des plafonds suspendus évolue

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Le NF DTU 58.1 a été révisé, 11 ans après la première version, afin de suivre les évolutions des produits et des typologies de bâtiment. Zoom sur les changements majeurs.

Le NF DTU 58.1 « plafonds suspendus modulaires » vise la mise en œuvre de plafonds constitués d’éléments d’habillage et d’un système de suspension définis dans la norme NF EN 13964. Ces ouvrages peuvent être horizontaux, inclinés ou verticaux. Élaboré en 2008, il a été révisé l’été dernier afin d’être plus pertinent et en phase avec les pratiques du secteur.

Couvrir une majorité de projets

Appliquée depuis le 1er octobre 2019 pour les marchés privés et depuis le 1er novembre 2019 pour les marchés publics, cette nouvelle version vise six modifications majeures.

  • Dans le cas de plénums de grande hauteur, la hauteur maximum couverte par le DTU passent de 4 à 6 m de haut. Une hauteur plus révélatrice des cas e, bâtiments industriels. Cette évolution permettra ainsi au DTU de couvrir plus de projets que précédemment.
  • Concernant la mise en œuvre, l’ossature intermédiaire, en cas de plénum de grande hauteur, doit désormais être placée dans le tiers inférieur du plénum. Elle peut aussi, dorénavant, être suspendue grâce à des câbles souples, quand l’ancien DTU n’autorisait que des suspentes rigides.
  • Les plafonds rayonnants modulaires (PRM), comportant une résistance électrique chauffante, mais avec des dalles de dimensions similaires à celles des plafonds modulaires, sont maintenant intégrés au DTU. Il a été décidé de les ajouter afin qu’ils puissent être mis en œuvre par n’importe quelle entreprise standard de plafiste. Jusqu’à ce jour, les fabricants de PRM devaient fournir un avis technique décrivant la pose.
  • Pour plus de lisibilité, les dispositions parasismiques sont exclues du DTU. Elles font maintenant l’objet d’un ouvrage spécifique, Le guide parasismique, disponible auprès de la FFB et de la Capeb. Bien que souvent discrets, les tremblements de terre touchent aussi la France, les deux tiers du pays étant établies comme des zones à sismicité non nulle (c’est-à-dire avec de possibles petits ou moyens séismes).
  • Une équivalence de classification des locaux d’humidité relative a été intégrée. Cette correspondance permet de mettre en vis-à-vis la classification des plafonds modulaires (A, B, C, D…) avec celle des plaques de plâtre, dont les appellations sont différentes. L’objectif : un langage commun pour les plaquistes et les architectes qui avaient souvent besoin de précisions par le passé.
  • De manière générale, le document a été entièrement revisité pour plus de clarté. Le texte explique de façon chronologique comment installer un plafond modulaire suspendu, avec des nouveaux termes définissant mieux les diverses opérations afin que la mise en œuvre soit plus facile pour un non habitué qui découvrirait le DTU.

Le DTU nouvelle version est le fruit de la collaboration, au sein de la commission Afnor, des industriels membres de la Fédération des industriels du plafond suspendu (FIPS), des entreprises de mise en œuvre, les plafistes, habitués à lire ces textes et au quotidien des installateurs, des industriels d’accessoires (vissage, suspente, câble…) mais aussi des bureaux d’études ou des membres du CSTB.

Un DTU, Document Technique Unifié, est la synthèse des règles de l’art concernant la mise en œuvre. Si un DTU n’est pas obligatoire, son non-respect peut entraîner l’exclusion des garanties offertes par votre contrat d’assurance.

* Avec la participation de Pierre Bouret, responsable de la formation technique chez Ecophon

 

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