Nouvelle cantine pour les maternelles des Volcans

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Rénovation en école maternelle

Faciliter les déplacements des élèves, réorganiser le réfectoire des maternelles et rendre les locaux et la cour de récréation accessibles aux personnes à mobilité réduite, tels étaient les défis à relever au sein de l’école primaire et maternelle Les Volcans.

L’école des Volcans est située en plein cœur du parc des volcans, à Saint-Genès-Champanelle (63), patrimoine mondial de l’Unesco. Sur un terrain vallonné typique de la région, le groupe scolaire, qui réunit maternelles et primaires, avait avant les travaux une organisation des plus compliquées, les classes de la petite école se mélangeant à celles du primaire, créant des problèmes de flux.

Par ailleurs, les différences de niveaux dues au terrain en lui-même étaient un véritable obstacle pour les personnes à mobilité réduite. À cela s’ajoutait une extension démographique qui rendait les lieux trop petits.

Pour répondre à ces diverses problématiques, des rampes ont été créées dans la cour de récréation, des extensions ont été construites sur les extérieurs et les locaux ont été réaménagés afin d’avoir deux entités distinctes : la maternelle au nord, le primaire au sud.

Le réfectoire dans le dortoir

Parallèlement aux constructions neuves des extensions, l’amélioration du bâti s’est portée sur le réfectoire des maternelles, qui a nécessité d’importants travaux. À l’origine, il n’y avait qu’une seule cantine pour tous les élèves, obligeant les petits à changer de niveau pour s’y rendre. Le choix a été fait d’avoir deux entités séparées : les primaires ont gardé leur réfectoire tandis que celui des maternelles a été aménagé dans l’ancien dortoir, cet espace ayant l’avantage d’être de plain-pied avec les salles de classe des petites, moyennes et grandes sections. « Vu les contraintes sismiques de la région, nous avons préféré conserver les murs en l’état afin d’éviter de retraiter le bâtiment avec les dernières obligations relatives aux risques sismiques, contraignantes et très coûteuses », explique Guillaume Desmoulins, architecte chez In6tu Architectes, cabinet en charge des travaux. Les sols ont par contre dû être remis à niveau puisqu’ils étaient initialement sur trois paliers différents alors que l’école souhaitait avoir une pièce de plain-pied. Pour un souci esthétique, le plafond, en pente puisque suivant les paliers du sol, a été aligné. « Au-delà de l’alignement du plafond, nous avons surélevé le toit afin de faire entrer la lumière naturelle en imposte, la salle originelle en manquant fortement, ajoute Guillaume Desmoulins. Nous avons donc au final un volume sous plafond conséquent avec assez peu d’ouvertures sur l’extérieur, ce qui donne un rendu assez compact. »

Panneaux muraux en métal perforé

Les spécificités de la salle et le public qu’elle doit accueillir – des enfants âgés de trois à six lors du repas – nécessitaient un traitement acoustique adéquat. Le plafond a été habillé de dalles de 60×60 cm sur lesquelles ont été ajoutés des panneaux suspendus d’Armstrong Ceiling Solutions, présentant trois avantages majeurs. D’abord, ils ont la faculté d’absorber le son sur chaque face. Ensuite, ils apportent une dimension esthétique en abaissant un peu la hauteur sous plafond pour des utilisateurs qui ne sont finalement pas très grands. Enfin, ils apportent de la réserve pour la lumière, cette dernière rebondissant sur les canopys avant de redescendre vers le sol.

Les parois verticales ont pour leur part été recouvertes à 80 % du système Acoustiroc de Plafometal, des panneaux muraux en métal perforé avec à l’arrière un absorbant composé d’un voile et de laine minérale assurant un αw de 1. « Nous avons proposé la perforation Orion, aléatoire, plus originale et créative, qui correspondait à l’esprit ludique d’une école maternelle », détaille Orane Michel, chef de produits chez Plafometal. Avantage supplémentaire : les panneaux assurent une forte résistance, indispensable pour un lieu de fort passage avec des enfants en bas âge, et le choix de la couleur blanche améliore encore plus l’éclairage. Au total, ce sont 26 panneaux qui ont été installés par l’entreprise Pegeon sur la quasi-totalité des murs du réfectoire mais aussi sur les murs du couloir.

Changer les fonctions des salles au gré des besoins

Si les travaux ont imposé une organisation minutieuse, notamment pour les phases réalisées en présence des élèves, ils ont néanmoins largement facilité le quotidien des enfants et du personnel enseignant et encadrant. « Les extensions ont été réalisées en premières afin de pouvoir être utilisées lorsqu’il a fallu vider les zones centrales et nous avons essayé de privilégier les vacances scolaires pour travailler », explique Guillaume Desmoulins. Pour les phases réalisées en présence des enfants, les salles ont changé de fonction au gré des besoins. Ainsi, une nouvelle salle de motricité a d’abord servi de réfectoire pendant les travaux de la nouvelle cantine. « Mais le résultat est sans appel, conclut Guillaume Desmoulins. Avant, il fallait souvent sortir pour rejoindre telle ou telle pièce, une opération compliqué avec des enfants en bas âge qu’il fallait parfois rhabiller uniquement pour changer de pièce. Désormais, le fonctionnement est plus beaucoup simple. »

 

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