Zoom sur les stratifiés muraux

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© Polyrey

Si l’on connaît bien le stratifié appliqué sur les sols, qui permet de reproduire le bois avec une résistance plus élevées et à un prix bien plus raisonnable que les parquets massifs, il est à dissocier du stratifié HPL utilisé en agencement intérieur. Il s’agit là de panneaux décoratif et techniques utilisés pour des applications variées (habillage mural, cabines, mobilier, porte…) composés de couches de papier kraft et de papier décor imprégnés de résines thermodurcissables qui s’agglomèrent sous l’action combinée de la chaleur (150°C) et de la haute pression (75 kg/cm2) pour former un panneau dense et très résistant. Qualités majeures : haute résistance aux chocs, à l’usure, aux taches et à l’humidité, facilité et simplicité de mise en œuvre mais aussi d’entretien.

« Sa résistance aux chocs en a fait un revêtement majoritairement utilisé en application horizontale, des surfaces plus sujettes au frottement ou aux coups, ajoute Géraldine Farges, responsable marketing chez Polyrey. Néanmoins, il est aussi utilisé pour le mobilier, concurrençant le mélaminé grâce à une plus forte résistance aux rayures et à la chaleur. »

Il existe deux sortes de stratifiés. Le fin doit être collé sur un support, souvent sur de l’aggloméré. Autre possibilité : le compact, autoportant à partir de 8 mm. Ce dernier, hydrofuge, peut être nettoyé à la vapeur ou à grande eau. On le retrouve souvent en habillage mural dans les hôpitaux ou dans les halls d’hôtel mais aussi pour les cabines de sanitaires et casier dans les piscines, les campings…

La résistance à l’humidité permettant des nettoyages vapeur ou à grande eau fait du stratifié un produit idéal en milieu hospitalier. © Polyrey

Décors et texture

En termes de design, le décor est très lié à l’application. En cloison, il s’agira essentiellement d’unis alors que les surfaces comme les plans de travail auront plutôt un effet de matière bois, pierre ou ardoise. « S’agissant de l’esthétique, nous travaillons deux aspects : d’une part le visuel qui peut être transmis via le décor, la couleur, la teinte ou le veinage du bois ; d’autre part la structure, une finition que nous ajoutons en plus et qui apportera au matériau un effet plus réaliste, détaille Géraldine Farges. »

Les textures apportent au revêtement un aspect authentique. © Polyrey

Et maintenant ?

Les axes de développement se tournent vers l’usage, vers la manière dont l’utilisateur vit avec le matériau. « Il y a eu une grande évolution il y a quelques années sur l’anti trace de doigt, ces dernières étant souvent visibles sur les décors foncés. C’est aujourd’hui un produit premium mais qui va sans doute se démocratiser dans les années à venir », précise Géraldine Farges qui rappelle néanmoins l’importance du décor : « Quelles que soient les destinations, l’esthétique prend de l’importance, même dans l’hospitalier. Fini les chambres en blanc, les chambres, les halls d’entrées ou les cafeterias s’embellissent, même si la technicité des revêtements reste le critère numéro un. Pour se démarquer, il faut aussi proposer une multitude de décors. »

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