Laine minérale et métal perforé pour le CRI de Paris

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Les dimensions des dalles du plafond ont été dessinées spécifiquement pour le Learning Center. © Armstrong Ceiling Solutions Studio

Devant la largesse de l’offre produits, les conseils des industriels sont parfois nécessaires. Et permettent de déboucher sur des produits sur-mesure. Exemple avec le traitement acoustique d’un centre de recherche parisien.

Le Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI), implanté dans le quartier historique du Marais, à Paris, est un campus urbain polyvalent disposant d’espaces collaboratifs qui favorisent les échanges et débats entre le monde universitaire, de l’entreprise et le grand public. Composé de plusieurs bâtiments de différentes époques, il a été réhabilité d’avril 2016 à août 2018. L’objectif : démolir une partie de l’existant et créer une nouvelle extension en maintenant un lien entre le neuf et l’ancien. Ces travaux ont été l’occasion de porter une attention particulière au traitement acoustique. D’une part pour le Learning center qui se déploie en double hauteur sur 6,80 m et qui est composé de larges surfaces vitrées tant au niveau des murs que de la toiture ; d’autre part pour les circulations afin d’apporter une continuité sonore entre les espaces.

Les murs et plafonds de l’auditorium sont habillés de tasseaux en bois recouvrant une laine minérale, réalisés à façon par un menuisier. © Armstrong Ceiling Solutions Studio

LA MÉTHODOLOGIE

Le bureau d’études intégré au projet, Synacoustique, a identifié les exigences à atteindre espace par espace, définies par la réglementation* mais aussi par les besoins des utilisateurs. L’agence a dessiné avec précision ce qu’elle souhaitait afin de lier acoustique et esthétique : un peu « rétro » dans les bâtiments anciens, plus technique dans les laboratoires de l’extension. Les points très spécifiques ont fait l’objet d’une concertation entre les différents acteurs – industriel, architecte, CRI. Par exemple, le Learning Center a nécessité des modifications architecturales qui ont imposé de revoir le traitement acoustique prévu à l’origine.

LES SOLUTIONS

En charge du projet pour l’agence Architecture Patrick Mauger, Hélène Malaplate s’est tournée vers les produits Armstrong Ceiling Solutions en cours de projet. Si elle savait avec précision ce qu’elle voulait pour le Learning Center, concernant les circulations, c’est l’industriel lui-même qui a suggéré la solution retenue, des dalles métalliques. « Nous étions confrontés à des problèmes concrets, explique la cheffe de projet. Dans le Learning Center nous voulions des dalles d’1 m de hauteur quand les traditionnelles mesurent 40 cm ; pour les circulations, nous recherchions un plafond masquant les réseaux. L’industriel nous a accompagnés pour développer les détails. Nous étions en phase chantier. Il y a des points que nous ne pouvions plus adapter, c’était aux produits de s’ajuster. »

Entre un sol dur et un plenum ouvert, les dalles sont seules responsables du traitement acoustique. © Armstrong Ceiling Solutions Studio

Concrètement, le Learning Center a été habillé de 144 baffles acoustiques en suspension, les Optima Baffles, dessinés sur-mesure. Les dalles d’1 m x 1 m sont en harmonie avec la trame de la verrière et les façades. Le système de fixation – deux accroches minimalistes – a permis de créer des modules carrés à effet 3D formant comme une couronne autour de la verrière. En laine minérale et enrobés d’un voile, ces baffles sont comme des éponges à son permettant d’éviter le phénomène d’écho. Ils absorbent le bruit via les quatre faces, réduisant le temps de réverbération et améliorant l’intelligibilité des conversations.

Parallèlement, les murs ont été équipés de tasseaux en bois devant une couche de laine minérale réalisés à façon par un menuisier afin de pouvoir recouvrir des modules aux formes particulières. Pour les circulations, Armstrong Ceiling Solutions a prescrit 290 m2 de dalles métalliques microperforées « FH600 Swing » intégrant un isolant acoustique afin de limiter les nuisances sonores générées par les allers et retours dans les couloirs. Demande expresse de l’architecte, au-delà des performances acoustiques, les dalles, à ossature cachée, devaient être basculantes afin de permettre un accès facile pour les équipes de maintenance.

« Les circulations ont un aspect industriel totalement assumé, note Martial Alassimone, responsable prescription Île-de-France d’Armstrong Ceiling Solutions. Les conduits et les gaines sont visibles, la dalle béton est laissée apparente, les parois vitrées sont majoritaires, le revêtement de sol est sur… Dans ce type d’espace, toute l’acoustique repose sur le plafond. »

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