Visite sur le Studio 18, hôtel éphémère d’EquipHotel

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Le Studio 18, l’hôtel éphémère d’EquipHotel, a réservé son lot de surprises et de ce que certains appellent « effet wahou »…

Au 1er étage du hall 7, l’architecte Jean-Philippe Nuel avait imaginé deux chambres. Pour cette édition, son choix s’était porté sur cet pièce, indispensable à l’hôtellerie, mais un peu mise de côté ces derniers temps dans l’aménagement des hôtels. « Ces dernières années, nous avons largement mis l’accent sur les lobbys, je trouvais qu’il était peut-être temps de rappeler l’importance de la chambre. »

Des chambres sensorielle et polymorphe

Deux chambres ont ainsi était aménagées. La Sensorielle, imaginée pour un couple ou une personne seule, joue avec les matières et la lumière. Les codes sont bouleversés, la salle de bains s’adosse à la fenêtre, symbolisée par une toile de Muzéo. « Cette chambre évoque des formes et matières naturelles pour répondre au besoin de tranquilité du voyageur nomade », explique l’architecte.

 

 

 

 

 

La Polymorphe a été pensée pour les familles et les clients business,  « deux catégories quelques peu délaissée par l’hôtellerie traditionnelle », estime Jean-Philippe Nuel, et qui préfèrent le solution type appart-hôtel ou Air bnb. Deux clientèles qui paradoxalement ont des besoins similaires: de la modularité et de la flexibilité avec un espace nuit fermé aux yeux, un autre pouvant accueillir des couchages pour les enfants ou un salon pour une réunion de travail, les deux pouvant atteindre des sanitaires séparées de la salle de bain, espaces intime.

Un espace de circulation a aussi été créé, passage obligé de l’hôtellerie et véritable transition entre l’agitation du lobby et calme des chambres. Ce couloir-ci réserve la surprise d’inverser les codes : l’herbe pousse au plafond tandis que les numéros de chambres s’incruste dans le sol.

Un restaurant en scène de théâtre

Marc Hertrich et Nicolas Adnet, du studio MNZ, ont imaginé le « Resto des chef » comme un salle de théâtre. La salle de restaurant s’apparente à la scène au décor de « jardin fantastique » tandis que les alcôves font offices de loges et que le bar prend des allures de backstage et de régie.

Le roof-top végétalisé

La décoratrice Julie Gauthron et les paysagistes Christophe Gautrand et Benjamin Deshoulières ont crée de petits échantillons de  ce qui pourrait se faire demain sur les toits de nos hôtels. « Inspiré du triptyque de Jérôme Bosch Le Jardin des délices, le digital Rooftop devient un e promenade aux expériences sensorielles et didactiques, de jour comme de nuit et de nuit en plein jour », indique les trois créateurs.

Entre structure végétale scénarisée et des solutions innovantes et originales pour aménager les jardins et les terrasses, ce dernier espace du Studio18 est remplie de couleurs et de fraicheur à travers des revêtements évoquant les vrais extérieurs.

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