L’acoustique, une question de santé

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© Plafometal - Franck Deletang

Environnement de travail, hôtellerie, restauration, médiathèques, secteur hospitalier… Pour des raisons économiques, de concurrence, de confort ou encore de santé, l’environnement sonore des lieux recevant du public et des bâtiments tertiaires est davantage pris en compte. En cause notamment, en fonction des destinations, les conversations, les bruits de couverts, la musique de fond, la densité de personne dans un même lieu mais aussi les bruits d’équipements techniques (clavier d’ordinateur, photocopieuse, machine à café…). Des gênes auditives accentuées par une réverbération excessive, une absorption peu ou pas assez importantes, les effets cocktail, une mauvaise isolation des locaux bruyants ou, à l’inverse, un bruit de fond trop faible qui exacerbe les autres sons.

Une étude copilotée par l’Ademe et le Conseil national du bruit, réalisée par E&Y et présentée le 14 juin 2016, évalue le coût social du bruit en France à plus de 57 milliards d’euros, dont 19,2 milliards en milieu professionnel et 6,3 milliards dans l’enseignement. Un montant auquel il faudrait encore ajouter les conséquences sanitaires du bruit dans le milieu de la santé, non pris en compte par l’étude.

Comment expliquer de telles conséquences financières ? Parce qu’au-delà de la gêne qu’éprouvera le client d’un hôtel avec une acoustique déficiente, le bruit au quotidien est source de fatigue, de stress, de perte d’attention et de maux de tête. Dans le milieu professionnel, qu’il s’agisse d’un employé de bureau, d’un serveur de restaurant ou d’un auxiliaire de puériculture de crèche, il peut être à l’origine d’une perte de productivité, d’absentéisme, voire d’accident du travail ou, dans les cas les plus extrêmes, de surdité professionnelle. Dans l’enseignement, il est la cause d’un trouble d’apprentissage et est un des facteurs de décrochage scolaire. Si l’on prend l’exemple de l’environnement de travail, un actif sur deux se dit gêné par le bruit et les nuisances sonores au travail, toutes classes socioprofessionnelles confondues, selon l’étude Bruit au travail, santé auditive et risque psychosociaux réalisée en octobre dernier par l’institut Ifop pour l’association JNA (Journée nationale de l’audition).

Mieux connues, les conséquences du bruit incitent aujourd’hui les maîtres d’ouvrage à prendre davantage en compte ces enjeux dans le bâtiment. En fonction des secteurs, de nombreux textes réglementaires précisent les objectifs à atteindre en termes d’isolation intérieure ou par rapport à l’extérieur, afin notamment de prévenir, supprimer ou limiter l’émission des bruits et des vibrations. Par ailleurs, les produits de correction ou d’amélioration acoustiques se développent, que ce soit à travers les revêtements d’aménagement ou le mobilier.

Reste que recourir à des produits performants ne suffit pas à rendre efficace un traitement acoustique. Il est en effet nécessaire d’appréhender la question en amont d’un projet avec des professionnels pour mettre en place la réponse la plus adaptée. « Le sujet acoustique est difficile à appréhender mais pas pour les acousticiens, indiquait Denis Bozzetto, président de Cinov Ciac*, dans le hors-série d’Environnement & Technique de juillet-août dernier consacré à l’acoustique. Leur indépendance est garante d’une solution la plus adaptée. Notre savoir-faire va au-delà des aspects techniques notamment par notre capacité à collaborer de manière multidisciplinaire. »

Retrouver le lexique de l’acoustique dans le numéro 154 de Sols Murs Plafonds

 

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