Tertiaire : l’espace de travail au cœur des enjeux

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La nouvelle édition 2019 du Baromètre Actineo *, sous la direction d’Alain d’Iribarne, chercheur au CNRS et président du conseil scientifique, propose un panorama des actifs français travaillant dans un bureau. Il met notamment l’accent sur le sentiment des salariés vis-à-vis de l’aménagement des bureaux, mais aussi des espaces de coworking, de leur domicile, des cafés, hôtels, restaurants, etc. Focus.

À quoi ressemblent aujourd’hui les lieux de travail ? Pour une grande majorité (66 %) des actifs travaillant dans un bureau, la réalité de l’espace de travail principal reste toujours celle, traditionnelle, du bureau fermé. Pour la moitié d’entre eux, il s’agit même d’un bureau individuel. L’open space, révolution de la seconde moitié du 20e siècle en matière d’aménagement de bureau, concerne 34 % des actifs. Pour une majorité (65 %) de ceux qui travaillent en espace ouvert (soit 22 % du total des interrogés), il s’agit d’un espace de taille modeste, regroupant moins de 10 personnes. Mais si tous les bureaux ne se sont pas mués en open space, il n’en reste pas moins que les lieux de travail connaissent une lente mais sûre métamorphose. On note par exemple que le phénomène du travailleur nomade, s’installant partout pour travailler, se diffuse. On en compte d’ailleurs 53 % en 2019, soit 5 points de plus qu’en 2017.

On note chez les actifs sondés une progression de la certitude qu’il existe un lien entre espace de travail et qualité de vie au travail. Pour respectivement 50 % et 48 % d’entre eux, leur espace de travail a un impact « très important » sur leur santé d’une part, et sur leur bien-être d’autre part. Deux chiffres en hausse de 5 points depuis 2017. Aussi, quand on demande aux actifs travaillant dans un bureau ce qu’il leur faudrait « en priorité, pour améliorer leur bien-être et leur efficacité au travail », 25 % expriment le souhait de « pouvoir choisir plus librement leur lieu de travail selon leurs besoins ». Un chiffre en hausse de 5 points depuis l’enquête 2017, qui atteint 35 % chez les millennials (19-29 ans) et 33 % chez les travailleurs nomades réguliers.

* Étude menée en février 2019 sous forme d’enquête en ligne auprès de 1 218 actifs occupés français travaillant dans un bureau.

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