Plan de relance : « À situation exceptionnelle, nous voulons des mesures exceptionnelles »

Capeb.png

« À situation exceptionnelle, nous voulons des mesures exceptionnelles », estime Patrick Liébus, président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment. Suite à l’annonce du plan d’accompagnement des entreprises du secteur de la construction mis en place par le Gouvernement, et estimant que ce plan de relance n’est pas à la hauteur de la situation, la Capeb formule plusieurs propositions pour surmonte certains obstacles à la reprise totale de l’activité.

La Confédération souhaite notamment alerter le Gouvernement sur la question de la prise en charge des surcoûts engendrés par la mise en place des précautions sanitaires. Elle pense notamment aux coûts engendrés par la réorganisation des chantiers (d’autant plus en cas de co-activité entre plusieurs entreprises ou plusieurs équipes), le transport des salariés, la désinfection des surfaces, la gestion des déchets ainsi que l’obligation de réaménagement des bases de vie, vestiaires, sanitaires sur site et, bien évidemment, les équipements de protection pour tous les travailleurs (gants, masque, etc.). « La solution proposée par le Gouvernement réside dans la négociation ou la renégociation, et tout particulièrement en marché public. Or de quelle marge de manœuvre dispose une entreprise artisanale face à son client particulier ou encore face à son maitre d’ouvrage public. Cette mesure est, dans tous les cas, inopérante pour une petite structure », précise la Capeb.

Autre point de discorde, le projet de loi de finances rectificative prévoit d’accorder aux entreprises les plus touchées par la crise économique et sanitaire actuelle des mesures exceptionnelles d’exonération de cotisations et contributions sociales ainsi que des remises de dettes et des plans d’apurement. Or cette mesure ne concerne pas le secteur du bâtiment, pourtant lourdement touché par la crise économique actuelle, notamment en raison du temps nécessaires qu’il a fallu pour établir le guide officiel de recommandations sanitaires sur les chantiers et en raison des refus de la clientèle privée et des particuliers (87 % de l’activité du secteur) de procéder aux chantiers. « Compte tenu de son poids dans l’économie et de son importance pour l’activité dans les territoires, la CAPEB demande l’extension de ces mesures exceptionnelles d’exonération des cotisations et contributions ainsi que les remises de dettes, aux employeurs et travailleurs indépendants relevant du secteur du bâtiment et des travaux Publics », ajoute l’organisme professionnel.

 

Partagez cet article