Quand la qualité de l’air impacte la capacité des salariés

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Dans une étude publiée le 14 mai 2019, des chercheurs de l’Institut Américain des Sciences de la Santé Environnementale (NIEHS) ont mesuré les effets de la pollution intérieure sur l’efficacité des travailleurs, due tant aux conditions atmosphériques qu’aux composés organiques volatils (COV) des revêtements et équipements . Résultat : le besoin de prendre des pauses se fait beaucoup plus pressant.

Joseph Allen, professeur à l’université de Harvard, a mené une étude en 2016 révélant d’inquiétants résultats : les travailleurs étaient quatre fois moins efficaces lorsqu’ils exerçaient dans un environnement pollué. Cette année, Matthew Neidell, professeur américain originaire de Columbia, a étudié à son tour les effets de la pollution atmosphérique sur la productivité humaine, confirmant les résultats de son prédécesseur. «Nous avons constaté que les salariés en open space répondaient à moins d’appels et prenaient plus de pauses les jours de forte pollution atmosphérique, explique-t-il. Ils se sentent peut-être un peu en retrait sans trop comprendre pourquoi et s’écartent de leur bureau pour se rendre plus souvent aux toilettes ou à la fontaine à eau ». Des déplacements réguliers révèlent une gêne que les collaborateurs peinent à identifier.

Autre constatation faite par le professeur : des capacités cognitives plus faibles, dues à la pollution, peuvent conduire à un comportement plus hostile au risque.

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